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Vingt ans de règnes, vingt ans des réalisations
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Vingt ans de règnes, vingt ans des réalisations

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En vingt ans de commandes, le visage du Maroc a beaucoup changé. Les conditions de développement ne se bornent plus à quelques aires jusque-là limitées et favorisées par la présence des ports, d’infrastructures routières ainsi que par l’existence d’universités et de centres de formation fournissant une nombreuse main d’œuvre de qualité

Enie


Dans ses interventions, Sa Majesté le Roi Mohammed VI, semble conscient des difficultés propres à chaque étape : il fixe le cap et désigne les obstacles à surmonter. Il a une vision globale du développement du Maroc. Celle-ci peut évidemment être discutée en présentant des remarques justifiées et en proposant des alternatives. Il pense qu’il faut réunir au préalable les meilleures conditions avant de se lancer dans la phase de l’investissement. Dans sa stratégie, Sa Majesté le Roi Mohammed VI, considère que l’amélioration des conditions de vie des populations, en particulier les plus fragiles, est une condition essentielle. L’amélioration du niveau d’instruction des populations est aussi considérée comme une condition économique, sociale et politique du développement. Pour lui, les meilleures conditions de développement sont dans l’amélioration des conditions de base : la réalisation des grandes infrastructures de transport, routières, portuaires

Un bon réseau routier pour gagner du temps

En effet, le Maroc enregistre de nouvelles infrastructures qui boostent le développement économique : des ports bien abrités et bien desservis, de bons réseaux de transport, et un important réseau routier. On cite, entre autres, la réalisation des campagnes d’entretien et de réhabilitation des routes. Déjà, à la fin des années 1990, le réseau autoroutier marocain se limitait à l’axe Casablanca-Rabat sur 100 km. Le réseau des autoroutes marocaines a atteint 1 839 km en août 2016 (qui dépasse celui d’Algérie 1 720 km), soit parmi les réseaux autoroutiers les plus denses en Afrique. Le réseau autoroutier va de Rabat à Tanger (au Nord), d’Oujda à Nador dans l’oriental, puis vers Marrakech et Agadir dans le Sud. La réalisation de ce programme autoroutier au rythme de 140 km par an s’est faite sous l’encadrement de la société ADM (Autoroutes du Maroc) qui assure la construction et l’entretien du réseau grâce au système de péage (jamais suffisant pour équilibrer ses comptes) et aux dotations étatiques. La construction de ces autoroutes a été d’un apport considérable en termes de transferts de savoir-faire pour le secteur BTP

Transport

La réalisation de la plus grande usine Renault de voitures économiques dans le monde, en passant par la fabrication des composantes électroniques. En 2018, le royaume a exporté plus de voitures qu’il n’en a importé. Les exportations de véhicules particuliers ont en effet représenté pas moins de 40% (en valeur) des exportations de produits finis du pays. Les grandes réformes de l’environnement des affaires ont contribué à attirer les plus grands fabricants de composants automobiles. Par exemple, 7 grands constructeurs mondiaux se sont installés au Maroc et comptaient chacun plus de 10 000 salariés au début de l’année 2019. Il s’agit de Aptiv (ex-Delphi), groupe américain spécialisé dans l’équipement automobile ( 20.000 salariés au Maroc), Sumitomo / Sews, Groupe italo-japonais spécialisé également dans l’équipement automobile ( 20.000 salarié au Maroc), Leoni (ex-Valeo), groupe allemand spécialisé dans l’équipement automobile (20.000 emplois au Maroc), Lear, multinationale américaine spécialisée dans l’équipement automobile (14.000 emplois au Maroc), Groupe Renault, multinationale française spécialisée dans la construction automobile ( 11.660 emplois au Maroc), Yazaki, multinaltionale japonaise spécialisée dans l’équipement automobile (11.000 emplois au Maroc) et Webhelp, groupe français spécialisé dans le téléconseil emploie ( avec 11.000 emplois au Maroc). Le Maroc a réussi également à attirer plusieurs investisseurs chinois, notamment le groupe Citic Dicastal, leader mondial spécialisé dans le moulage d’aluminium et dans la production de pièces automobiles en aluminium. Ce groupe vient d’inaugurer sa première usine au Maroc (à Kénitra précisément) pour la production de jantes en aluminium d’un investissement global de 350 millions d’euros. Sur la même zone de Kénitra, Peugeot fabriquera 100 000 voitures par an au Maroc. Selon le quotidien l’Economiste.ma, le secteur de l’aéronautique, il compte 140 entreprises au Maroc, avec un chiffre d’affaires de 17 milliards de dirhams (1,7 milliard d’euros) et un taux d’intégration de 34%. En dépit du retrait annoncé de Bombardier, il y a quelques mois, le secteur conserve son potentiel et devrait attirer 120 nouveaux fournisseurs d’ici 2020 avec à la clé la création de 8.700 emplois et un chiffre d’affaires annuel supplémentaire à l’export de 1 milliard de dollars

Développement du secteur touristique

Les 68 000 lits d’hôtels que comptait le pays à l’époque recevaient quelque 1 à 2 millions de touristes dont des allemands qui ne sortaient pas de leurs hôtels d’Agadir, station balnéaire qui dépassait alors Marrakech et le circuit des villes impériales. A la fin juin 2013, la capacité de lits hôteliers classés atteignait 199.956 lits au premier à fin juin 2013. En 2018, le cap de 275 000 lits opérationnels avait été atteint. L’objectif de 294 000 lits en 2022 sera largement dépassé vu le trend des investissements dans le secteur touristique et la forte attractivité de la destination. La station Saidia, perle de la Méditerranée, conçue par l’espagnol Fadesa puis cédée à des promoteurs marocains. Le numéro un mondial, l’allemand TUI, y investit doublement dans l’hôtellerie et les dessertes aériennes, faisant du Maroc un centre de délocalisation de ses activités administratives en Europe de l’Ouest

Logement

L’élimination des quartiers insalubres et l’accès des plus démunis à un logement social deviennent un droit absolu. Ces politiques du logement s’apprécient selon les capacités des pouvoirs publics de veiller à un contenu social fort et à résister aux différentes pressions de nature économique et sociale. La Movida Mohammed VI est le programme du logement social lancé en 2010 à coup d’incitations fiscales et d’accès au foncier à des conditions favorables. Quelque 579 122 unités de logements ont été mises en chantier depuis 2010, dans le cadre du Programme des logements sociaux à 250 000 dirhams (25 000 euros), selon une étude élaborée par le ministère de l’Aménagement du Territoire national, de l’Urbanisme de l’Habitat et de la Politique de la Ville. Ce programme volontariste a vu l’émergence de grands groupes à l’instar du promoteur immobilier Addoha. Ce champion du logement social, qui vient de faire une croissance verticale en investissant dans le ciment, s’est introduit en Bourse le 6 juillet 2006 affolant tous les compteurs. En effet, au premier jour de la cotation, une demande de 48 milliards de dirhams (4,8 milliard d’euros) avait été exprimée sur une offre de 2,7 milliards de dirhams exprimant toute la confiance des ménages et des institutionnels sur ce programme social

Enie

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